mardi 13 janvier 2026
OJRDPC wouri 4 : Quand le « Bâton de Moïse » copie Machiavel à Bonabéri
L’histoire politique est souvent un théâtre d’ironies tragiques. À Douala, plus précisément dans la section OJRDPC de Wouri 4, nous assistons à une métamorphose qui laisse les militants pantois. Celui que l’on surnommait avec ferveur le « Bâton de Moïse », censé écarter les eaux de l’inertie pour mener la jeunesse vers la terre promise du dynamisme militant, semble avoir troqué son manteau de guide pour celui d’un monarque absolu. Raymond Biri, dont l’accession avait suscité l’espoir, préside aujourd'hui une structure qui n'est plus que l'ombre d'elle-même : une section en lambeaux.
Le mirage du leadership et le piège de l’ego
Le constat est sans appel et le diagnostic, sévère. Aujourd'hui, le quorum est devenu une vue de l'esprit lors des réunions de section. Sur les 16 membres qui constituent statutairement son bureau, Raymond Biri peine à en réunir la moitié. Ce désaveu numérique n'est pas un accident de parcours, c'est le symptôme d'un mal profond : l’hyper-centralisation.
En politique, et particulièrement au sein du RDPC (Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais), la force d'un leader réside dans sa capacité à fédérer. Or, à Bonabéri, la méthode Biri semble s'inspirer des pages les plus sombres du « Prince » de Machiavel. Les décisions sont prises en vase clos, les directives tombent comme des couperets sans consultation préalable, et toute voix discordante — aussi constructive soit-elle — est systématiquement étouffée. Ce despotisme de clocher a fini par ériger un mur de glace entre le sommet et la base.
Un mimétisme politique inquiétant
Ce qui frappe l’observateur averti, c’est la corrélation flagrante entre la dérive de l’OJRDPC et celle de la section RDPC mère de Wouri 4. On ne saurait occulter le rôle du « maître politique », le Président de la section RDPC et Maire de Douala 4ème. Le mimétisme est frappant : une gestion unilatérale, une surdité face aux plaintes des militants et une fracture béante avec les organes inférieurs.
Comme le dit l'adage, « tel maître, tel élève ». La section OJRDPC n'est en réalité que le miroir déformant d'une section RDPC déjà coupée de ses racines. Ce système de vassalité, où le jeune leader ne rend compte qu'à son mentor plutôt qu'à sa base, a fini par stériliser toute initiative militante à Bonabéri. Le résultat est là : un boycott systématique des convocations et un désintérêt total des présidents de sous-sections.
La stratégie de la dernière chance : Nommer pour ne pas régner ?
Face à cet isolement croissant, Raymond Biri a récemment tenté un coup de poker : une série de nominations. Dans l’appareil politique camerounais, la nomination est souvent utilisée comme une bouée de sauvetage pour ramener les mécontents dans le giron du pouvoir. Mais dans le contexte actuel de Douala 4, cette manœuvre ressemble davantage à un coup d’épée dans l’eau.
- Le scénario du boycott : Les personnes nommées accepteront-elles de cautionner une dérive autoritaire ?
- L'illégitimité perçue : Une nomination sans consensus ne fait que renforcer le sentiment d'arbitraire.
- L'inertie fonctionnelle : On peut nommer des responsables, mais on ne peut pas décréter la motivation d'une base qui se sent trahie.
L'urgence d'une remise en question
Le RDPC a souvent connu des crises de leadership à travers le pays, mais le cas de Bonabéri est emblématique d'un mal plus vaste : le décalage entre les aspirations d'une jeunesse qui veut participer et des dirigeants qui ne veulent que régner.
Si Raymond Biri ne retrouve pas l'humilité du « Bâton de Moïse » pour se remettre au service de son bureau et de ses sous-sections, l'OJRDPC de Wouri 4 continuera sa lente agonie.
La politique n'est pas une aventure solitaire ; c'est un sport collectif.
À force de vouloir jouer seul, il risque de se retrouver capitaine d'un navire sans équipage, voguant sur les eaux troubles de l'indifférence et entraînera sûrement tout son parti en echec lors du double scrutin législatif et municipale de cette année.
<h1 style="font-size: 32px; line-height: 1.2; color: #1a1a1a; font-weight: 900; text-align: center; margin-bottom: 25px; text-transform: uppercase;"> Douala 4, génération terrain : ces jeunes qui construisent leur légitimité loin des estrades </h1>
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Une description fidèle du personnage et des faits à DLa 4
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