Légende sur les terrains, Samuel Eto’o semble incapable de troquer ses crampons contre la discipline d'un dirigeant. Après la FIFA, c'est au tour de la CAF de frapper : 4 matchs de suspension pour ses gestes véhéments lors du quart de finale Maroc-Cameroun.
Une récidive qui questionne
Depuis son arrivée à la tête de la Fecafoot, Samuel Eto’o multiplie les incidents. Cette nouvelle sanction de la Confédération Africaine de Football (CAF), assortie d'une amende de 20 000 dollars, confirme une tendance inquiétante : l'homme ne semble pas apprendre de ses erreurs passées.
Les faits rapportés envers Fouzi Lekjaa, président de la Fédération marocaine, témoignent d'un manque de maîtrise de soi qui entache l'image d'un président de fédération, censé incarner l'exemplarité et la diplomatie sportive.
Le constat d'un désordre
Sous l'ère Eto'o, la Fecafoot est devenue le théâtre de tensions récurrentes. Entre conflits ouverts avec les instances internationales et décisions impulsives, la gestion du football camerounais semble désormais dictée par l'émotion plutôt que par le professionnalisme.
Le paradoxe d’une légende
Le palmarès exceptionnel du joueur reste indéniable. Pourtant, sur le plan administratif, le bilan est aujourd'hui jugé catastrophique par de nombreux observateurs. La juxtaposition de son génie passé et de son indiscipline actuelle crée un paradoxe toxique pour l'avenir du football national.
Vers un avenir sous haute tension
Si la Fédération camerounaise conteste la décision, ce réflexe de défense ne masque pas le fond du problème. Sans une remise en question profonde, le Cameroun risque l'isolement au sein des instances africaines. Le prestige du "Grand Neuf" ne suffit plus à couvrir les manquements à la rigueur administrative.
La question reste posée : Samuel Eto’o pourra-t-il un jour concilier son aura de star avec les exigences de sa fonction ? Pour l’heure, les faits semblent lui donner un tout autre titre : celui d'éternel délinquant du football camerounais.

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