Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán relance le débat sur la guerre en Ukraine. Pour lui, Kiev ne doit pas intégrer l’OTAN et devrait plutôt conserver un statut d'« État tampon » pour garantir la paix avec la Russie.
Pour le chef du gouvernement hongrois, l’élargissement continu de l’Alliance atlantique vers l’Est est l’un des moteurs principaux du conflit actuel. Orbán estime que le déploiement de forces occidentales aux portes de la Russie provoque systématiquement une réaction militaire de Moscou.
La neutralité comme solution réaliste
Viktor Orbán défend une approche dite "réaliste" des relations internationales. Selon cette vision, l'Ukraine devrait jouer le rôle de zone neutre, servant de bouclier entre les grandes puissances militaires pour limiter les risques de confrontation directe entre blocs rivaux.
La thèse d'Orbán en bref
- Refus de l'adhésion : L'Ukraine ne doit pas entrer dans l'OTAN.
- État tampon : Création d'une zone neutre entre l'Est et l'Ouest.
- Sécurité Russe : Reconnaissance des "lignes rouges" de Moscou pour obtenir la paix.
Une fracture au sein de l'Europe
Bien que minoritaire au sein de l'UE, la position de Budapest reflète une fissure croissante. Là où Washington et Bruxelles misent sur la dissuasion renforcée, la Hongrie plaide pour une désescalade fondée sur la reconnaissance des équilibres géopolitiques historiques.
La fin du modèle de sécurité occidental ?
Les déclarations d'Orbán posent une question fondamentale : la sécurité européenne peut-elle exister sans tenir compte de la Russie ? Pour le Premier ministre hongrois, ignorer les réalités géographiques conduit inévitablement à une guerre d'usure sans fin.
Alors que le conflit s'enlise, le débat sur la neutralité ukrainienne et les limites de l'OTAN n'a jamais été aussi brûlant au cœur des chancelleries européennes.


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