Riyad franchit un nouveau cap historique. Pour la première fois depuis 1952, le royaume saoudien autorise l’achat et la consommation d’alcool pour certains étrangers non-musulmans, sous des conditions extrêmement strictes.
Cette décision marque la fin partielle d'une prohibition totale de plus de 70 ans. Jusqu'ici, la possession d'alcool exposait citoyens comme expatriés à de lourdes sanctions pénales. Ce virage s'inscrit dans la transformation sociale profonde portée par le prince héritier Mohammed ben Salmane.
Un cadre ultra-réglementé
L’ouverture n'est pas totale. Elle s'adresse exclusivement aux étrangers non-musulmans bénéficiant d'un statut "Premium" ou de hauts revenus. La vente s'effectue dans des points de vente contrôlés par l'État, avec des quotas stricts et une obligation de consommation dans le cadre privé.
L'Arabie saoudite face à ses voisins
Malgré cet assouplissement, Riyad reste plus restrictif que ses voisins :
- Émirats & Bahreïn : Vente libre en hôtels et bars.
- Qatar & Oman : Système de permis pour expatriés.
- Turquie & Liban : Vente largement autorisée.
Le pragmatisme de la Vision 2030
Cette mesure est avant tout économique. À l'approche de l’Expo 2030 et de la Coupe du monde 2034, le royaume cherche à attirer les talents mondiaux et les investisseurs. Il s'agit de projeter l'image d'un pays moderne et accessible, capable de concurrencer Dubaï comme hub régional.
Un signal fort pour l'Occident
Après le droit de conduire pour les femmes et la réouverture des cinémas, la levée partielle du tabou de l'alcool est le signal le plus fort envoyé à la communauté internationale. Riyad prouve sa volonté de réajuster ses lignes rouges pour s'adapter aux standards des grandes métropoles mondiales.

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