C'est désormais officiel : les États-Unis ont quitté l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ce 22 janvier 2026. Ce départ, ordonné par Donald Trump dès son retour au pouvoir, marque un séisme pour la gouvernance mondiale de la santé.
Le retrait effectif fait suite à la signature de l'Executive Order 14155 en janvier 2025. Cette décision s'inscrit dans une stratégie de désengagement massif vis-à-vis des institutions internationales, perçues par la Maison-Blanche comme des bureaucraties inefficaces entravant la souveraineté américaine.
Les raisons du divorce
Washington justifie ce retrait par une gestion jugée désastreuse des crises passées, notamment la pandémie de Covid-19, et une trop grande complaisance envers Pékin. Les États-Unis, qui fournissaient 18 % du budget de l'OMS, dénoncent également un déséquilibre flagrant entre leur contribution financière et leur influence réelle.
Un retrait massif de 66 organisations
Le départ de l'OMS n'est que la partie émergée de l'iceberg. L'administration Trump a ordonné le retrait progressif des États-Unis de 66 organisations internationales, dont 31 entités liées à l'ONU, touchant le climat, le commerce et les droits humains.
Le soutien de Robert F. Kennedy Jr.
Le Secrétaire à la Santé, Robert F. Kennedy Jr., a fermement soutenu cette rupture. Pour lui, l'OMS est "enlisée dans des paradigmes bureaucratiques et des conflits d'intérêts". Sa vision souverainiste préconise désormais une coopération internationale basée sur des structures plus légères et transparentes.
Quelles conséquences pour l'OMS ?
Le choc financier est immédiat. L'absence de la manne américaine menace directement les programmes de vaccination, la lutte contre le paludisme, le VIH et la surveillance des épidémies dans les pays en développement. Privée de l'expertise des CDC américains, l'OMS pourrait voir son leadership scientifique s'effriter au profit d'autres puissances comme la Chine ou l'Union européenne.
Ce virage stratégique de Washington laisse la porte ouverte à une reconfiguration totale de la diplomatie mondiale, où les intérêts nationaux priment désormais sur la solidarité globale face aux crises sanitaires.

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