L’ombre d’un retrait américain plane sur le Vieux Continent. Entre les critiques de Donald Trump contre l’OTAN et l’instabilité de Washington, Bruxelles brise un tabou historique : l’idée d’un parapluie nucléaire européen centré sur la France.
Depuis 1945, la sécurité européenne est restée arrimée à la doctrine américaine. Mais aujourd'hui, le doute s'installe. Des responsables en Allemagne, en Suède et aux Pays-Bas confirment que des discussions exploratoires sont en cours. L'Europe commence à admettre que les États-Unis pourraient ne plus être un garant automatique.
La France au centre de l'échiquier
Seule puissance nucléaire de l'UE, la France dispose d'une force de frappe indépendante. Selon des sources diplomatiques, Emmanuel Macron s’apprête à prononcer un discours crucial fin février pour clarifier la "dimension européenne" de la dissuasion française.
Le scénario "Euro-nuke"
Plusieurs options sont sur la table des stratèges européens :
- Le stationnement de Rafale à capacité nucléaire sur des bases alliées en Europe.
- L'élargissement explicite de la doctrine française aux "intérêts vitaux" de l'UE.
- Un financement partagé de la modernisation de l'arsenal atomique.
Une souveraineté tardive ?
Pour les critiques, ce réveil est brutal. Après des décennies de "confort stratégique" sous l'aile de Washington, l'Europe découvre ses limites face à une Russie qui modernise son arsenal et une Chine en pleine expansion. La question n'est plus de savoir si l'autonomie est souhaitable, mais si elle est encore réalisable.
Les zones d'ombre
Ce changement de paradigme soulève des interrogations fondamentales :
- L’Europe peut-elle bâtir une défense nucléaire sans briser l’unité de l’OTAN ?
- Berlin acceptera-t-il de dépendre de la seule décision de l'Élysée ?
- Est-ce une réponse défensive ou une escalade face à Moscou ?
L'analyse : Dans un monde multipolaire marqué par le retour de la force, cette initiative montre que l'Europe tente enfin de sortir de son adolescence géopolitique. Reste à savoir si cette réaction n'arrive pas trop tard dans un monde qui a déjà basculé.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire