L’Union européenne et l’Inde s'apprêtent à signer un accord de libre-échange historique. Dans un monde fragmenté par le protectionnisme de Donald Trump et les tensions avec Pékin, l'Inde devient le nouveau pivot stratégique de Bruxelles.
Attendu officiellement lors du sommet de New Delhi du 25 au 28 janvier 2026, cet accord (ALE UE–Inde) pourrait propulser les exportations européennes vers le sous-continent avec une hausse projetée de plus de 50 %.
L'essoufflement des marchés Chinois et Américains
Longtemps piliers de la croissance européenne, la Chine et les États-Unis sont devenus des partenaires "à risque". Bruxelles assume désormais une stratégie de réduction des risques (de-risking) vis-à-vis de Pékin, tout en s'inquiétant de l'imprévisibilité de l'administration Trump et de ses menaces tarifaires.
Secteurs clés bénéficiaires
L'Inde, une alternative naturelle
Avec 1,4 milliard d'habitants et une classe moyenne en pleine explosion, l'Inde offre une profondeur de marché unique. Pour l'Union européenne, il ne s'agit plus seulement de commerce, mais d'un véritable rééquilibrage géoéconomique face à la fragmentation des chaînes de valeur mondiales.
Un processus de ratification sous surveillance
Bien que la dynamique politique soit irréversible, le chemin vers la mise en œuvre reste long. Le Parlement européen devra ratifier le texte, un processus d'au moins un an marqué par des débats intenses sur les normes environnementales et sociales.
Toutefois, le signal envoyé au monde est clair : l'UE diversifie ses alliances pour protéger sa souveraineté économique dans une ère de protectionnisme agressif.

















